Journée mondiale de la Santé : une couverture sanitaire pour tous

Journée mondiale de la Santé : une couverture sanitaire pour tous

A l’occasion de la Journée mondiale de la Santé, l'OMS appelle les dirigeants mondiaux à prendre des mesures concrètes pour améliorer la santé de tous.

La Journée mondiale de la Santé, célébrée chaque année le 7 avril, et le 70ème Anniversaire de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) marquent une occasion unique pour attirer l’attention du monde entier sur le droit à la santé de chaque être humain et la nécessité de mettre en place la couverture sanitaire universelle « pour tous et partout ».

Reconnue comme élément indispensable à la santé et au bien-être des populations, la couverture sanitaire universelle (CSU) est aujourd’hui la gardienne du droit fondamental à la santé, consolidant toujours plus son caractère universel au cœur de l’agenda mondial en santé. Au cours des dernières décennies, la couverture sanitaire pour tous s’est affirmée comme une stratégie primordiale pour avancer vers d’autres objectifs liés à la santé et, plus globalement, atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) dans le cadre de l’Agenda 2030.

Aujourd’hui, au moins la moitié de la population mondiale n’a pas accès aux services de santé essentiels. Partant du principe que chaque personne, où qu’elle soit, ait accès aux services de santé de qualité sans subir de difficultés financières, le Luxembourg s’engage depuis de maintes années auprès de l’OMS pour soutenir les pays vers une couverture sanitaire universelle, avec l’objectif de permettre à un milliard de personnes de bénéficier de la CSU d’ici 2023.

« Partenariat UE-LU-OMS pour une couverture sanitaire universelle »

L’engagement du Grand-Duché de Luxembourg s’affirme notamment à travers le « Partenariat UE-LU-OMS pour une couverture sanitaire universelle » auquel le Luxembourg s’est joint en 2013, devenant avec l’Union européenne le principal bailleur de ce programme innovant de dialogue politique en matière de santé. L’objectif premier de ce partenariat est de renforcer la capacité des pays bénéficiaires à développer et à mettre en œuvre des politiques, stratégies et plans de santé solides, efficaces et durables promouvant une couverture sanitaire universelle toujours plus équitable.

L’implication de la Coopération luxembourgeoise dans le Partenariat pour la couverture sanitaire universelle concerne 6 de ses 7 pays partenaires, à savoir le Burkina Faso, le Cabo Verde, le Mali, le Niger, le Sénégal et, depuis 2015, également le Laos. Comme l’a souligné le ministre de la Coopération et de l’action humanitaire, Romain Schneider, « ce Partenariat constitue un complément essentiel aux programmes bilatéraux de coopération et de santé menés par le Grand-Duché. Au Sénégal ou au Laos, où le soutien bilatéral du Luxembourg au secteur de la santé est considérable, le Partenariat rassemble les acteurs de développement autour de l’objectif commun de la CSU et favorise une vraie synergie. »

Au Luxembourg, la question de la couverture sanitaire universelle se pose dans le contexte de l’accès et de l’observance à certains traitements, tel le traitement antirétroviral (ARV) contre le VIH, en ce qui concerne les personnes marginalisées (usagers de drogue, personnes se livrant à la prostitution, personnes sans domicile fixe, etc.), souvent dépourvues d’adresse et donc non éligibles à profiter de l’assurance maladie. Le risque de contracter une maladie contagieuse est plus élevé pour ces personnes.

En effet, l’accessibilité au traitement pour ce groupe à risque est beaucoup moins bonne car ces personnes se rendent beaucoup moins dans les centres de santé, n’ont pas de couverture sociale et témoignent d’une moindre observance au traitement.

Il reste donc primordial de mettre en place les moyens pour permettre une affiliation garantie des personnes en situation irrégulière vivant avec le VIH ou des usagers de drogues nécessitant un traitement. En décembre dernier, lors de la Journée mondiale de lutte contre le sida, Lydia Mutsch a d’ailleurs réitéré sa volonté de « poursuivre les travaux entamés vers une démarche aussi inclusive que possible, pour qu’on arrive à toucher tous ceux qui sont particulièrement à risque. Car nous devons garantir le droit de tous ceux qui vivent au Luxembourg d’accéder à des services de soins et à des produits sûrs, efficaces, de qualité et abordables, qu’il s’agisse de médicaments, de produits de diagnostic ou de mesures de prévention. ».

Source

http://www.sante.public.lu

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